Une maladie génétique transmise par don de sperme

Une maladie génétique transmise par don de sperme

Une maladie génétique transmise par don de sperme dans Eugénisme, Science, Agroalimentaire et Big Pharma 3b13cb1e_097b_11e2_83e3_6bc584

© FRANCIS LEROY, BIOCOSMOS/SPL/PHANIE/phanie
Via Sott.net
Des tests génétiques ne sont pas réalisés pour tous les donneurs de sperme.

Un donneur de sperme danois a transmis la maladie de Recklinghausen, une pathologie génétique potentiellement grave à cinq enfants.

A compter du 1er octobre, le Danemark va durcir la loi sur le don de sperme en limitant à douze le nombre de fécondations par donneur. Les autorités sanitaires espèrent ainsi limiter le risque de transmission de maladies génétiques aux enfants nés d’un don. La réforme fait suite à l’histoire d’un donneur anonyme qui a transmis sans le savoir la maladie de Recklinghausen, une pathologie génétique potentiellement très handicapante, à cinq enfants. Dans son cas, la mutation était très difficile à détecter car elle n’était présente sur tous les spermatozoïdes. Selon la presse danoise, son sperme aurait permis la naissance de 43 enfants en Europe. Désormais, toute suspicion devra entraîner, au Danemark, un rejet du don.

«La maladie de Recklinghausen est une des maladies génétiques que nous recherchons parce qu’elle est à transmission dominante, c’est à dire transmise une fois sur deux à partir d’un parent porteur de l’anomalie génétique. De plus, sa gravité est très variable et elle peut s’exprimer tardivement, ce qui en fait une maladie souvent cachée», commente le Pr Jean-Pierre Siffroi, responsable de la commission génétique des CECOS (centres d’études et de conservation des œufs et du sperme). En France, le seul examen génétique réalisé de façon systématique est le caryotype du donneur, (la cartographie de ses différents chromosomes) pour prévenir des anomalies chromosomiques.

Évaluation des risques de transmission

Pour le reste, la recherche d’éventuelles maladies génétiques se fait au travers d’un interrogatoire médical très poussé, reprenant l’ensemble des antécédents familiaux: un éventuel retard mental, une malformation, une maladie cardiaque, des troubles neurologiques, etc. «Si une pathologie génétique est suspectée dans la famille d’un candidat-donneur, une enquête plus approfondie peut être menée. Le généticien cherche ensuite à évaluer les risques de transmission. Dès lors qu’ils sont jugés trop élevés, le donneur est écarté par une décision de la commission», précise le Pr Siffroi.

Un test génétique ne lui sera pas systématiquement proposé, en raison des règles de confidentialité très strictes qui encadrent ces informations médicales. Dans certaines circonstances, notamment s’il un existe un risque pour ses propres enfants, le donneur pourra cependant se voir proposer un test, après une discussion au sein de la commission. Un donneur peut ainsi découvrir qu’il est porteur d’une maladie génétique à l’occasion de sa démarche.

En France, les prédispositions héréditaires – à l’hypertension artérielle, au diabète ou au cancer par exemple – sont également surveillées de près par les généticiens. Cette surveillance vise à éviter d’apparier un donneur et une receveuse présentant les mêmes facteurs de risque. «Malgré tous nos efforts, note cependant le Pr Siffroi, les grossesses par don ont, comme les naturelles, un aléa génétique. Le risque zéro n’existe pas».

Delphine Chayet
lefigaro.fr

 

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